En ce début d’année, je réapprends à habiter mon temps
- Le matin, quand l’esprit est encore clair et peu encombré. Un moment propice à la concentration silencieuse, à l’écriture, à la réflexion en profondeur, à tout ce qui demande de la présence et peu de dispersion. J’y place souvent le travail de fond, la création, la structuration, ou simplement le temps de penser.
- Autour de midi, lorsque l’énergie se fait plus diffuse. Le corps digère, l’attention se relâche. C’est un temps pour ralentir, manger sans se presser, marcher, s’éloigner des écrans, laisser le mental se déposer sans chercher à être productif.
- En début d’après-midi, l’élan change de forme. Moins tourné vers l’analyse, plus ouvert au lien, aux échanges, aux conversations. J’y retrouve plus naturellement les rencontres, les appels, les collaborations, le travail partagé, parfois aussi une création plus intuitive.
- En fin de journée, le corps retrouve souvent une autre vitalité. L’envie de bouger, de marcher, d’explorer, de faire circuler l’énergie. Le mouvement, l’activité physique ou le temps passé dehors prennent alors tout leur sens.
- Le soir, enfin, quand la lumière baisse et que le besoin de calme s’installe. Un moment pour fermer la journée doucement, s’offrir un souper léger, lire, écrire pour soi, échanger sans urgence, ralentir les gestes et laisser la nuit préparer le repos.
Faire une pause, aussi.
Peu à peu, j’apprends à composer autrement avec mes journées. Quand c’est possible, je garde les moments de clarté pour le travail de fond, j’accepte les transitions sans culpabilité, je place les échanges lorsque l’ouverture est là, et surtout, j’essaie de m’arrêter avant d’atteindre l’épuisement.
Ce chemin m’amène aussi à apprendre à dire non. Non à certaines demandes, non à certaines urgences qui ne sont pas les miennes, non à l’idée que tout doit être fait immédiatement. Dire non n’est pas un rejet du travail, mais un choix de durabilité. C’est une façon de dire oui autrement, à mon énergie, à ma créativité, à une qualité de présence que je souhaite préserver dans le temps.
Quand on parle de rythme et de vivant chez PARTOUT chez nous, c’est aussi de cela qu’il est question. Apprendre en cours de chemin, observer, ajuster, se laisser transformer par l’expérience. Reconnaître que le travail, le corps, les lieux et les cycles sont profondément liés, et que l’équilibre de vie ne se trouve pas une fois pour toutes, mais se cultive, jour après jour.
Ce début d’année n’est donc pas un nouveau départ spectaculaire, mais un réapprentissage patient de mon temps, de mon énergie et de mes limites, avec l’intention de rester en dialogue avec le vivant, en moi comme autour de moi.
Et si habiter pleinement notre travail passait d’abord par habiter autrement nos journées ?
Comment ça résonne en toi?
– Julie, co-fondatrice de PARTOUT chez nous
info@partoutcheznous.ca
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