Habituellement, c'est ma gang de l'Abitibi qui descend vers le sud. Cette fois, j'ai eu envie d'inverser les rôles et de prendre la route vers ce coin de la province dont on me parle depuis des années. Fin juin, mon chum et moi sommes partis pour un périple entre vacances et quelques heures de travail bien placées. Parce que c'est ça, le mode SloNomad : bouger sans se déraciner, explorer sans courir, et se sentir chez soi, même ailleurs.
En bref, le trajet : réserve faunique La Vérendrye → Val-d'Or → Senneterre → Amos → parc national d'Aiguebelle → Taschereau et Gallichan → Rouyn-Noranda → retour par le Témiscamingue. Une dizaine de jours, quelques heures de télétravail bien placées, et beaucoup de rencontres.
Première étape : La Vérendrye et Val-d'Or
Le voyage commence dans la réserve faunique La Vérendrye, où nous avons dormi en autonomie complète en van. Rien de tel qu'une première nuit en pleine nature pour ralentir le rythme et laisser la route derrière soi.
Le lendemain à Val-d'Or, nous avons visité l'ancienne mine Lamaque, à la Cité de l'Or, pour plonger dans l'histoire de ceux qui ont miné à la sueur de leur front. Le soir venu, on a savouré des sushis du Samiyo Sushi à la plage municipale Rotary, au bord du lac Blouin, au coucher du soleil avec une amie. Un souper simple, un moment parfait. On a squatter une douche contre des sushis! haha
Et petit secret bien gardé : la Cité de l'Or offre cinq terrains de camping avec service pour les VR. Nous avons donc dormi sur place.
De Senneterre à Amos : famille, quiétude et animaux
Direction Senneterre ensuite, où je suis allée visiter ma cousine, avant de reprendre la route vers Amos. Nous avons dormi à l'Agora naturelle, au parc Brunet. Une tranquillité rare, le genre de lieu qui te rappelle pourquoi tu as choisi de voyager lentement.
À Amos, arrêt incontournable au Refuge Pageau, où l'on rencontre les pensionnaires permanents et les animaux de passage en réhabilitation. Un lieu touchant, profondément enraciné dans son territoire. Et surprise en fin de parcours : l'expérience immersive sur l'eau signée Moment Factory, dans le cadre du circuit Anisipi. On est redevenus des enfants, on a refait la séquence vidéo trois fois!
Pour les SloNomads qui passent par Amos, La Centrale est un espace de coworking en plein cœur de la ville : postes de travail, salles de rencontre, café gratuit et bonne connexion, de quoi caser quelques heures de travail entre deux découvertes.
Aiguebelle : deux jours au cœur de la forêt et des maringouins
Nous avons ensuite posé nos bagages pour deux jours au parc national d'Aiguebelle, de la Sépaq, au camping Ojibway, dans le secteur nord, au bord du lac Loïs. Une chaude journée nous a offert le plaisir simple d'une baignade dans le lac. C'est aussi là que j'ai compris ce que veulent dire les Maringouins, fin juin, début juillet, en Abitibi! Disons que nos soirées se sont transformées en séances de lecture à l'abri. Et tu sais quoi? C'était parfait comme ça. Lire en soirée plutôt que de remplir nos jours de mille activités, c'est aussi ça, prendre son rythme.
Vers Gallichan : la communauté au cœur du territoire
Sur la route vers Gallichan, halte à Taschereau, où la générosité avait un visage. Un résident nous a offert de la rhubarbe de son jardin, cueillie en juin et congelée. Il en avait trop, et nous, on adore ça! Il nous a ensuite fait visiter la serre communautaire de la ville, offerte gratuitement aux citoyens qui veulent prolonger la saison. Toute équipée. Wow!
Le chemin s'est poursuivi par la fromagerie Fromabitibi et l'île Nepawa, où nous avons mangé dans le gazebo du centre communautaire, avant d'arriver chez une amie au bord du lac Abitibi. J'avais oublié l'usage des centres communautaires et l'utilité des Clubs Lions. Ça fait du bien de voir des communautés qui participent concrètement au bien-être de leurs citoyens.
C'est aussi à Gallichan que nous avons vécu notre plus belle journée de télétravail : installés sur la terrasse de mon amie, moi à faire avancer PARTOUT chez nous, mon chum à suivre ses courriels et à régler quelques urgences de son nouvel emploi. Quelques heures de travail, un lac devant nous, des amis, un bon souper et un sauna finlandais maison pour terminer la journée! Travailler PARTOUT™, vivre pleinement : c'était exactement ça.
Rouyn-Noranda : le Kékéko, les livres et les lieux qui accueillent
À Rouyn-Noranda, chez un autre ami qui nous a accueilli à l'abri des maringouins, nous avons enfin fait la randonnée des collines Kékéko, dont ma gang de l'Abitibi me parle toujours. À la hauteur de sa réputation!
Deux belles découvertes pour les SloNomads de passage : Livresse, un bar-librairie où l'on peut télétravailler avec un internet fulgurant, et le Mudra Espace Sportif, un espace sportif avec café où l'on peut grimper, s'entraîner et télétravailler. Je n'ai pas eu le temps de l'essayer, mais leur réponse à mon courriel dit tout : « Oui, avec plaisir! Notre espace est accessible aux personnes qui souhaitent télétravailler tout en profitant d'un breuvage ou d'une activité, aussi longtemps qu'elles le souhaitent. » Voilà l'hospitalité qu'on cherche à offrir dans notre réseau et notre app SloNomad.
Le retour par le Témiscamingue
Nous sommes revenus par le Témiscamingue, plus agricole que l'Abitibi, qui est davantage un territoire de forêt, de chasse et de pêche. Surprise du voyage : le Témiscamingue est un cul-de-sac au Québec, il faut passer par l'Ontario pour en ressortir! Soyez avisés, presque tout est fermé le dimanche sauf le O-Médi-Thé à Ville-Marie pour un bon shake protéiné.
Amateurs d'espresso, prévoyez le coup : nous avons eu du mal à en trouver un peu partout dans notre séjour, mais quelques belles exceptions nous ont contentés. Et en chemin, une dernière halte précieuse : ma sœur. La cerise sur ce périple lent et rempli de rencontres humaines.
Ce que je retiens
D'ordinaire, je prends mes vacances à deux, avec mon chum. Cette fois, pour une dizaine de jours, nous avons partagé notre temps avec des gens qu'on aime et qui vivent sur place. Des amis, une cousine, une sœur, des hôtes, et même un généreux jardinier de Taschereau. C'est peut-être ça, la plus belle leçon du tourisme lent : le territoire, ce n'est pas seulement des paysages, c'est du vrai monde.
Un périple pour décrocher, quelques heures de travail bien placées dans des lieux qui font du bien, et la confirmation que le télétravail ne doit pas être un isolement, mais une liberté.
Alors, c'est quand, ton prochain périple? Découvre l'app SloNomad et trouve ton prochain lieu inspirant.
– Julie, co-fondatrice de PARTOUT chez nous