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Et si on voyait plus grand que la cour arrière ?

La Presse publiait récemment un article qui m'a fait sourire : « Travailler dehors, ça marche ! ».
3 juillet 2026 par
Et si on voyait plus grand que la cour arrière ?
Julie Houde


Lien à l'article de La Presse « Travailler dehors, ça marche ! ». 

Enfin, le sujet sort des conversations de corridor pour entrer dans les pages Affaires. Réunions en marchant, ordinateur sur la terrasse, lunch au parc. Ce qu'on appelle le « outdoor office » n'est plus une fantaisie estivale, c'est une pratique documentée, étudiée, adoptée.

Chez PARTOUT chez nous, on n'a pas été surpris. On en a fait notre mission.

Ce que la recherche confirme, le terrain le vivait déjà

L'article cite Laurent Simon, professeur à HEC Montréal, qui résume bien le blocage culturel : depuis une centaine d'années, on standardise les comportements en entreprise. Travailler dehors ne faisait pas sérieux. On avait l'impression de perdre le contrôle.

Et pourtant. On respire mieux, on se sent mieux, on est souvent plus efficace. Les réunions en marchant créent un ton de confidence, côte à côte plutôt qu'en confrontation. À l'Insectarium de Montréal, on a installé des postes de travail extérieurs connectés, un jardin où les employés cueillent des tomates à la pause, des mangeoires devant les fenêtres. Le résultat, selon son directeur : des employés qui vont bien, plus authentiques dans leurs relations, et productifs.

Ce qui me frappe dans cet exemple, c'est le renversement de philosophie qu'il décrit. On investit d'abord dans le bien-être, et la productivité suit. Pas l'inverse.

La question qu'on se pose maintenant

Si une réunion dans la cour arrière change la dynamique d'une équipe, qu'est-ce que trois jours de travail au bord d'un lac, dans une érablière ou face au fleuve peuvent changer ?

C'est exactement le pari de Travailler PARTOUT. Le Québec est un immense bureau extérieur qui s'ignore. Nos régions regorgent de lieux où la connexion est bonne, le café est local et la vue remplace avantageusement le néon. Des campings, des vignobles, des fermes, des auberges qui ont tout pour accueillir des travailleurs en quête d'air, une journée, une semaine, une saison.

L'article de La Presse note que l'aménagement urbain joue un rôle : plus il y a d'espaces verts accessibles, plus les gens sortent travailler. Nous, on ajoute : l'aménagement territorial aussi. Quand une région se positionne comme destination de télétravail, elle ne fait pas que du tourisme, on télétravail, on vit, on explore une région à notre rythme. Elle attire des séjours prolongés, des dépenses locales, des rencontres, parfois même de futurs résidents.

Par où commencer, concrètement

Laurent Simon donne le meilleur conseil qui soit aux gestionnaires : miser sur l'autonomie plutôt que la prescription. On annonce que c'est possible, et les gens s'ajustent. Pas besoin de politique de 12 pages.

Pour les équipes qui veulent aller plus loin que le parc du coin, quelques pistes :

  • Tenir la prochaine rencontre d'équipe hors des murs, dans un lieu inspirant à moins de 30 minutes du bureau, ou à mi-chemin entre les domiciles des membres de l'équipe.
  • Offrir aux employés la possibilité de télétravailler depuis une destination, pas seulement depuis la maison.
  • Transformer un lac-à-l'épaule en véritable séjour de travail en nature, où l'on travaille pour vrai, mais autrement.

Travailler dehors, ça marche. Travailler PARTOUT, ça marche encore mieux.

Julie Houde est cofondatrice de PARTOUT chez nous, qui aide les travailleurs, les entreprises et les territoires du Québec à faire du télétravail en région une expérience à part entière. 

Travailler PARTOUT, vivre pleinement.

Et si on voyait plus grand que la cour arrière ?
Julie Houde 3 juillet 2026
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