Le télétravail permet aujourd’hui de travailler de n’importe où. Mais comment éviter de traverser les lieux sans vraiment les habiter ? Dans cette série SloNomades, nous explorons une autre manière de vivre le travail en mobilité : ralentir, s’ancrer et être pleinement présent, même en mouvement.
Le paradoxe du télétravail nomade
Depuis quelques années quelques années, je me surprends à sourire en pensant à cette promesse du télétravail : « Tu peux travailler de n’importe où. »
J’ai moi-même souvent ouvert mon ordinateur dans des lieux incroyables : un café lumineux, un chalet au bord de l’eau, dans ma van. Et pourtant… Combien de fois ai-je réalisé, en refermant l’écran, que je n’avais presque rien vu du lieu où j’étais?
Dans la frénésie des appels, des échéances et des notifications, j’avais traversé l’endroit comme un fantôme.
Mais sans jamais être vraiment quelque part.
Le télétravail en mobilité promet la liberté géographique. Mais sans intention, il peut créer une mobilité dispersée plutôt qu’une présence réelle.
Quand la mobilité devient dispersion
Être mobile ne signifie pas être ancré.
S’ancrer temporairement : la clé du SloNomadisme
Il prend tout son sens lorsqu’on choisit de s’ancrer, même brièvement, dans le lieu qui nous accueille.
Déconnexion et créativité : pourquoi ralentir améliore le travail
C’est faire mieux.
Le travail comme manière d’habiter un lieu
On a longtemps pensé le travail comme une activité détachée des lieux. Pourtant, chaque fois que je m’installe pour écrire ou réfléchir, je le fais quelque part : dans ma cuisine, un chalet, un espace partagé.
Ces lieux m’influencent, que je le veuille ou non.
Travailler n’est pas seulement produire.
C’est aussi habiter un espace, même temporairement.
Habiter un lieu, ce n’est pas seulement y dormir. C’est prendre le temps de le découvrir, de l’honorer, d’y laisser une trace respectueuse.
Quand je travaille dans un espace, je ne fais pas que me brancher au Wi-Fi.
Je me laisse traverser par lui.
Et cette rencontre, parfois invisible, nourrit autant mon travail que mes heures devant l’écran.
La lenteur comme richesse durable
- Je découvre des réalités qui m’auraient échappé autrement.
- Je crée des liens.
- Je m’imprègne d’un rythme qui n’est pas le mien.
Notre mobilité peut être respectueuse, enrichissante et durable.
Invitation
Observe ce qui t’entoure.
Et pourquoi pas, déconnecte-toi pendant une heure.
Demande-toi :
Es-tu simplement en train de travailler ailleurs, ou es-tu vraiment ici ?
Parce que travailler PARTOUT, ce n’est pas seulement se déplacer. C’est choisir d’être pleinement présent, et parfois de te déconnecter pour mieux observer, penser et créer, là où tu es.
– Julie, co-fondatrice de PARTOUT chez nous 🏡 🧑💻 🗺️